The Music User Experience Revolution

“Alexa, joue moi le titre de ce groupe des années 80 avec les paroles qui commencent par “yesterday i got so old..”

Et mon enceinte connectée Echo -grâce à la technologie de reconnaissance Alexa – de jouer “In Between Days” du groupe The Cure.

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L’enceinte connectée et sa technologie de reconnaissance  vocale est une révolution pour l’usage et l’expérience de la musique. Un sujet au coeur des préoccupations de la musique numérique, un sujet qui me passionne et que j’ai souvent développer sur ce blog ici.

 

AMAZON vs GOOGLE vs APPLE : L’ENCEINTE CONNECTEE COMME CHEVAL DE TROIE DU MARCHE DU STREAMING MUSICAL

 

Amazon a lancé en France son enceinte connectée Echo, le 6 Juin, cheval de Troie de son service de streaming “Amazon Music Unlimited”. Une offre commerciale de lancement agressive “à la Amazon” : Tous les abonnés PRIME auront 40 heures de musique gratuite sans débourser un euro de plus. Un avant gout du service de streaming illimité d’Amazon lancé à l’automne dernier, une technique infaillible pour une conquête de part de marché rapide sur le marché du streaming. Dans un second temps, les abonnements musique seront proposés 8€ au lieu de 10€ pour un abonnement concurrent, Deezer ou Spotify par exemple.

 

Il y a quelques semaines Google, déjà présent en France depuis Aout 2017 avec son enceinte connectée Google Home, annonce le re-lancement de son service de streaming musical -YouTube Red est rebaptisé YouTube Music- soit l’intégralité du catalogue musical accessible de façon illimitée, sans publicité avec l’écoute de morceaux hors connexion et la lecture de musique en arrière-plan, fonctionnalité demandée depuis longtemps par les utilisateurs de YouTube.

 

Apple s’apprête a lancer son enceinte connectée le HomePod le 18 Juin, qui permettra de se connecter à son service de streaming Apple Music lancé en France en Juin 2015.

Ce printemps 2018 marque donc un tournant dans le marché de la musique numérique.

THE MUSIC USER EXPERIENCE REVOLUTION

Pourquoi les enceintes connectées vont elles modifier à tout jamais le lien qui unit le consommateur à sa musique ?

L’histoire de la musique enregistrée est corrélée à l’évolution de la technologie. En matière d’accès aux contenus, l’innovation technologique essentielle de ce début de siècle est le streaming. Chaque innovation technologique entraine avec elle une révolution des usages.La commande vocale est une révolution des usages. Depuis l’avènement du streaming, le lien du consommateur avec sa musique se faisait via écran. Désormais, pfff…. fini l’écran, le consommateur se débarrasse de son mobile.

NOUVELLES CIBLES, NOUVEAUX ESPACES.

La facilité de la commande vocale permettra de toucher la cible des seniors mais aussi celle des enfants. Cette technologie permet également de remettre la musique au centre des pièces à vivre notamment le salon ou trônait autrefois cette bonne vieille chaine hi-fi.

AUGMENTATION DE LA CONSOMMATION DE MUSIQUE.

Une étude -que vous pouvez trouver ici – montre que les consommateurs qui détiennent une enceinte connectée passe plus de temps à écouter de la musique : 34% des détenteurs d’enceinte Echo ou Google Home passaient plus de 4 heures par jour à écouter de la musique alors que ce pourcentage est de 24% pour le reste de la population.

CHANGEMENT DE PARADIGME DANS LE MARKETING ET LA DATA LIEE A LA MUSIQUE.

Les données associées à la musique, renseignées par les ayants droits -producteurs et éditeurs- sont désormais un facteur clé de succès majeur pour émerger lors d’une commande vocale d’un titre. Plus les données associées à un titre sont riches et pertinentes, plus les différentes technologies de reconnaissances -Alexa, Siri, Google Actions ou Cortana…- ont des chances d’identifier et recommander le dit titre.

Ce n’est donc pas étonnant que Nielsen ait payé 560 Millions de dollars pour l’acquisition de Gracenote, spécialiste de la data qui fournit les données associées pour Apple pour plus de 100 millions de titres musicaux et autres et 12 millions de films et de séries.

Une chanson, pour avoir une chance d’être écoutée -dans l’océan des 50 millions de titres présents sur les services de streaming- doit posséder des données associées pertinentes, et pas seulement les données “basiques” (producteur, éditeur, auteur et compositeur, paroles etc, ) mais aussi des données sur le style, mood, tempo, et toutes sortes de données émotionnelles associées. Les ayants droits doivent maîtriser et enrichir les données associées s’ils veulent garder le contrôle de la recommandation.

SMART SPEAKER : UN MARCHE QUI DEPASSE L’ENJEU DES VENTES DES OBJETS CONNECTES.

Un marché en pleine explosion comme expliqué il ya quelques temps sur ce blog.

Mais la bataille entre Google, Amazon, Apple pour les enceintes connectées dépasse l’enjeu des revenus de la vente de ces objets connectés. Les revenus proviendront de la vente d’autres produits et d’autres services. La musique comme produit d’appel ce n’est pas nouveau : iTunes puis Apple Music ont largement contribué à la vente de iPod (jadis), Iphone et autre Mac; YouTube est la première destination au monde de musique mais son modèle économique est la vente de publicité et de données personnelles.

Pour ne prendre que l’exemple d’Amazon : Alexa, son système de reconnaissance vocale, répond à des questions, donne le bulletin météo, commande les objets connectés de la maison mais il permet surtout de faire ses courses sur Amazon.

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La croissance du marché de la musique accélérée par les SMART SPEAKERS

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Les industries de la musique ont été transformées en profondeur ces dernières années. Le streaming a bouleversé les modèles économiques, mais aussi les stratégies de communication, marketing et promotionnelles. C’est un sujet qui me passionne et que j’avais déjà pris plaisir à développer sur ce blog dès 2015 notamment dans cet article
Une nouvelle révolution accompagne celle du streaming : l’avènement des enceintes connectées, encore appelées “Smart Speakers” comme évoqué en septembre 2017 ici.

Les enceintes connectées modifient la relation du consommateur à sa musique, quelque soient les différentes catégories de consommateurs de musique : des plus “fidèles” (aficionados) au plus “volages”. Elles permettent également d’attirer les “casual listeners” et les seniors conquis par la praticité de la reconnaissance vocale.
Ces smart speakers vont définitivement changer la donne et accélérer la croissance du marché de la musique, portée par l’insolente croissance du streaming.

L’histoire de la musique enregistrée est celle des inventions. Depuis le cylindre jusqu’au mp3 en passant par le vinyle et le CD, les  technologies ont toujours eu un impact sur le marché de la musique.
L’innovation technologique majeure de ce début de siècle est le streaming. La reconnaissance vocale et des enceintes connectées “intelligentes” en sont l’accélérateur.

L’enceinte connectée porte la croissance du streaming 

48% des détenteurs de smart speakers sont abonnés à un service de streaming, un des chiffres clés révélés dans une étude récente élaborée par le BPI (association regroupant l’ensemble des éditeurs phonographiques en Angleterre ) et ERA (Entertainment Retailers Association) que vous pouvez trouver ici.

Les Etats-Unis, premier marché mondial de la musique, donnent souvent le ton pour l’évolution du business de la musique. Il convient de regarder ce qui se passe là bas : Il s’est vendu plus de 20 Millions de smart speakers en 2017. Selon l’étude the SMART Audio Report produite par la radio nationale américaine NPR, 7% des Américains ont déjà un smart Speaker et 4% en ont eu un pour Noel. Cette étude montre que la musique est l’activité principale pour laquelle le consommateur utilise son smart speaker. A mettre en corrélation avec le nombre d’abonné à un service de streaming qui a augmenté de +56% en 2017 portant le nombre d’abonnés à 35 Millions aux Etats Unis.

Cette même étude prévoit que 55% des foyers américains possèderont un smart speaker en 2022.

La fin de la période “Mobile Roi” pour l’écoute de musique

En septembre 2017 une étude de l’IFPI ( l’Association mondiale des éditeurs phonographiques) montrait que le mobile était l’appareil sur lequel 90% des consommateurs abonnés à un service de musique écoutaient leur musique.
Les Smart Speakers vont mettre fin à cette suprématie, celle des fabricants de téléphone.

Plus besoin d’écran, le fan de musique peut piloter ses choix musicaux grâce à une commande vocale. Il se débarrasse ainsi de l’écran et de son mobile comme interface.
La relation entre son lecteur de musique et le consommateur devient plus fluide et plus intuitive.

Adieu les radios musicales ?

Ces appareils vont se démocratiser dans le foyer et la voiture qui restent les endroits de prédilection pour écouter de la musique et peuvent concurrencer directement les radios musicales.
Dans cette même étude BPI/ERA, 39% des détenteurs de smart speakers déclarent que le temps passé à écouter la radio est remplacé par le temps passé à écouter leur smart speaker.

La radio détrônée ? Pas pour tout de suite, mais les radios musicales ont du soucis à se faire….

GAFA et fabricants d’enceintes connectées

Le marché des enceintes connectées est un marché en pleine explosion.
Selon plusieurs études spécialisés, les ventes devraient se multiplier par 6 en 3 ans, comme on peut le voir sur cette infographie :

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Amazon avec son système de reconnaissance Alexa domine le marché actuellement avec plus de 70 % des ventes grâce à son Amazon Echo lancé en 2015.
Google est en train de rattraper sont retard sur ce marché. Avec son Google Home, en 2017, il multiplie par trois sa part de marché. Nul doute que sa part de marché va continuer à croitre grâce à sa capacité à exploiter le technologie Google, celle du moteur de recherche mais également l’apprentissage automatique par intelligence artificielle encore appelé “machine learning”.
L’arrivée d’Apple sur ce marché, avec le Home Pod devrait modifier les parts de marché de chacun. Les clients Apple ont pour habitude de privilégier les produits maison pour rester dans l’écosystème Apple.

En matière de musique, Amazon, Apple et Google ont une longueur d’avance car ils ont chacun un service de streaming musical qu’ils peuvent “bundliser” avec leur enceintes connectées.

Mais tous les fabricants d’électronique s’y mettent : Samsung (et son système de reconnaissance vocale Bixby) Panasonic et ses twin tower, JBL et ses JBL Link, LG, Sony etc…sans compter le pionnier du genre Sonos. Il semblerait que Spotify réfléchisse à lancer son propre smart speaker comme le révélait cet article dans Billboard.


CROISSANCE DU MARCHE DE LA MUSIQUE :  LES SMART SPEAKERS CHANGENT LA DONNE
En conclusion, le marché de la musique ne s’est jamais aussi bien porté et les smart speakers vont porter cette croissance de façon exponentielle. La deuxième révolution, après celle du streaming, c’est celle les smart speakers.

Apple music : la reconquête.

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Comme annoncé sur ce blog le 21 mai https://danielfindikian.com/2015/05/21/musique-numerique-la-fin-des-invasions-barbares/ Apple a déclaré la guerre aux “barbares” et a placé ses ogives nucléaires en direction de Spotify, YouTube et Soundcloud.
Contrairement a beaucoup de commentateurs, je ne suis pas déçu par cette annonce d’arrivée sur le streaming.

J’en retiens trois choses :

LE FOYER NUMERIQUE et LE STREAMING COMME MARCHE DE MASSE
En lançant un abonnement “family pack” défiant toute concurrence – 15$ pour 6 accounts dans une meme famille – Tim Cook s’inscrit dans la vision de Steve jobs du ‘foyer numérique’ (cf l’excellente biographie écrite par Walter Isaacson)
Avec 500 millions de cartes de crédit en base et grace au “family pack”, Apple a toutes les armes pour faire de l’abonnement streaming un produit familial, un marché de masse.

HUMAN vs MACHINE ? RADIO AFTER ALL
Souvent abordé sur ce blog https://danielfindikian.com/2014/04/11/contre-la-tyrannie-du-choix-robots-vs-humains/ deux écoles pour recommander à l’internaute la musique : des algorithmes ou une équipe éditoriale.
Dans le combat stratégique pour la recommandation musicale que se livrent les plateformes de streaming, et face à la tyrannie du choix, Apple a choisi la recommandation humaine : “the most talented music experts from around the world, dedicated to creating the perfect playlists based on your preferences”
Mais, Tim Cook va plus loin en mettant la radio au centre du modèle “freemium” : il lance la radio Beats 1 avec une dose de “social” et débauche les meilleurs Djs ( Zane Lowe de Radio 1). Il remet donc la main sur la découverte et ses chars en direction de Sirius FM, Pandora et toutes les KCRW. Fort à parier que Beats 1 pourrait devenir incontournable, comme MTV au siècle dernier. A la différence près, que la distribution et la monétisation y sont désormais intégrées.
Une belle vidéo explicative :

 

 

UNE PLATEFORME GLOBALE
Apple music veut aller plus loin et devenir le “système d’exploitation de la musique” – l’iOs de la musique – en intégrant les videos ( un missile en direction de YouTube ) ainsi que “connect”( une ogive en direction de Soundcloud ) “artists can share lyrics, backstage photos, videos or even release their latest song directly to fans directly from their iPhone. Fans can comment on or like anything an artist has posted, and share it via Messages, Facebook, Twitter and email”.
Sur ce point, je suis un peu plus sceptique : tenter de rivaliser avec les outils qu’utilisent désormais des millions d’artistes du monde entier – de Soundcloud à Instagram en passant par Bandcamp- n’est pas une mince affaire.”Connect” aura t il autant de succès que PING ?

Apple music reprend donc la main et réaffirme son objectif : Etre le “système d’exploitation de la musique” et séduire 100 millions d’utilisateurs. Rendez-vous dans quelques mois pour analyser les premiers résultats.

Musique numérique : la fin des invasions barbares* ?

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20 Mai 2015 et 8 Juin 2015 : deux dates importantes dans l’histoire de la musique numérique ; l’attaque de Spotify contre les barbares (Google-YouTube) et la contre-attaque d’Apple pour regagner sa suprématie.

Hier, Spotify a annoncé l’élargissement de sa plateforme à la video grâce à de nombreux accords avec des producteurs de contenus ( ABC, NBC, TED et Vice, notamment ) ainsi qu’à la mise en ligne de clips musicaux et autres vidéos, se positionnant ainsi comme le concurrent de YouTube.
Lors de sa keynote du 8 juin, Apple annoncera le lancement de son service de streaming.
Ce dernier sera basé sur celui de Beats Music racheté il y a un an pour la somme de 3 milliards de dollars. Cette date est symbolique car elle marquera le passage définitif pour Apple du modèle de la possession, le ‘download’, à celui de l’accès, le ‘streaming’. Cette mutation des usages opérée depuis 2006 – 2007 ( en 2006 Google rachète YouTube et en 2007 Deezer naît sur les cendres de Blogmusik ) est devenue la norme.
Toutes les études le prouvent désormais. Le streaming, et particulièrement le streaming gratuit sur les 11-25 ans, est l’usage principal des consommateurs de musique : 57% des internautes écoutent de la musique via YouTube dans le monde.
Signe des temps, Warner Music a annoncé la semaine dernière être la première major générant des revenus du streaming supérieurs à ceux du téléchargement.
Malgré tout, ce n’est pas si simple car deux camps s’affrontent : le streaming gratuit VS le streaming payant. Deux modèles économiques différents s’opposent.

Pour replacer les événements en perspective, une rapide historiographie de la musique numérique telle que je l’ai vécue.

I) 1997 – 2003 Préhistoire et piraterie
1997 Création de Mp3.com par Michael Robertson.
1999 Shawn Fanning et Sean Parker lance Napster ( et rien ne sera plus jamais comme avant).
2000 Création de nombreux autres sites de P2P : Gnutella, AudioDonkey etc.
2001 Création du Digital Millenium Copyright Act ( DMCA ) aux Etats Unis. Création de Rhapsody. Procès Napster aux US. Fermeture de Napster.
Les majors s’unissent pour lancer deux sites de téléchargement : PressPlay ( Universal et Sony) et MusicNet ( Warner et EMI )
Début de l’Empire Apple : Lancement du gestionnaire de fichiers iTunes mais qui n’est pas encore un magasin.
II) 2003 – 2006 Expansion de l’Empire Apple
2003 Lancement d’iTunes Music Store. Fin de PressPlay et MusicNet.
2003 Essor du marché des sonneries mobiles
III) 2006 – 2012 Début des invasions barbares. Développement du Royaume Spotify
Les usages des consommateurs s’orientent vers le streaming.
2006 YouTube est racheté par Google. Début d’expansion de l’Empire Google, et du modèle gratuit.
2007 Blogmusik devient Deezer sur un modèle gratuit qui devient payant sous la pression des majors.
2008 Lancement de Spotify sur un modèle payant. Fin des DRM. Tentative d’Invasion de l’Empire Amazon sur un modèle de download.
2009 Début des accords avec les FAI pour des offres de streaming en bundle.
2012 Lancement de Google Play.
IV) 2012 – 2015 Expansion des invasions barbares. Déclin de l’Empire Apple. Fin du modèle de la possession et victoire du modèle de l’accès.
2013 Les revenus du download chutent de 8% dans le monde alors que le streaming augmente de +39%. Baisse des revenus d’iTunes Music Store dans le monde. 41 millions d’abonnés payants en streaming dans le monde dont 15 millions chez Spotify.
20 Mai : Contre attaque de Spotify sur YouTube
8 Juin 2015 : Tentative de reconquête d’Apple.

L’arrivée d’Apple sur le streaming va-t-elle marquer le début d’une nouvelle phase dans l’historiographie de la musique numérique et ainsi la fin des invasions barbares ?
Autrement dit, Apple réussira t-il à imposer le streaming payant comme modèle dominant pour reconquérir les territoires pris par Google (Youtube) afin de “monétiser” les consommateurs prêt à payer de nouveau pour la musique ?
Laissons neuf mois à Apple et Spotify pour écrire une nouvelle phase dans l’histoire de la distribution numérique de musique. Rendez-vous dans quelques mois sur ce blog pour la suite de cette historiographie de la musique numérique.

*J’utilise le mot “BARBARE” pour désigner l’empire Google et son armée ( YouTube), en référence au livre d’Alessandro Barrico, “Les Barbares, Essai sur la mutation” dans lequel l’auteur décrit l’effacement progressif d’une culture de type classique au profit de la modernité apportée par les nouvelles technologies. Il qualifie de “Barbares” ces nouveaux entrants. L’auteur s’interroge sur le concept d’expérience pour nous et pour ces nouveaux barbares. Je vous recommande cette lecture ( Merci Virginie) à la fois sérieuse et pleine d’humour.